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Organisation d’utilité publique - Décret N° 2008-278 du 19 mai 2008
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Prostitution ? Cotonou ? : Un fl

D ans notre pays, il existe plusieurs formes de prostitutions à savoir, la prostitution ordinaire, dans les milieux scolaires, des affaires, dans les administrations, de luxe, etc, ce qui accroît le taux des maladies sexuellement transmis-sibles en l’occurrence, le Sida. Il n’y a pas de pays qui ne regorge pas de prostituées. Selon l’histoire, les prostituées sont celles qui amenaient les vieux garçons incapables de draguer une fille à goûter à la vie sexuelle. Aujourd’hui, dans presque tous les pays du monde, la prostitution est et reste un fléau social. En fait, ce n’est pas seulement les Béninoises qui s’adonnent à ce métier. Selon nos investigations, les prostituées béninoises représentent 45%. Elles viennent de plusieurs horizons d’Afrique à savoir Ghana, Togo, Côte d’Ivoire, Nigeria, Niger, Centrafrique, Gabon, Congo, etc. Elles se mettent aux abords des rues, à des postes où l’homme arrive pour satisfaire son appétit sexuel, dans les hôtels de renom où leurs photos sont affichées. En fait, il suffit de conclure le tarif avec elles pour passer à l’acte. Certaines personnes consi-dèrent les prostituées comme des bêtes à plaisir, machines à sous et des proies faciles.

Les causes de la prostitution Les causes de la prostitution sont multiples et multiformes et varient d’une prostituée à l’autre mais, ont pour dénominateur commun, le manque d’éduca-tion. L’éducation est comme de l’eau dans un récipient qui prend la forme de ce dernier. S’il est vrai que la pauvreté et la misère entretiennent le phénomène, il n’en demeure pas moins que l’éducation est à la base car, il n’est pas rare de rencontrer des nanties se prostituer, ce qui explique qu’il existe aussi un déterminisme social et psycho-logique qui prédispose certaines personnes à la prostitution. En effet, selon les témoignages recueillis, plusieurs causes se trouvent être à la base de ce phénomène. D’abord, certains parents qui se trouvent dans un désarroi moral et financier total, éprouvent de grandes difficultés à veiller sur l’éducation de leurs progé-nitures. Les enfants, sous l’influence de la misère et surtout, de leur ambition à s’inscrire dans la logique de leur génération, commencent la fréquentation des Night-Clubs, des Cinémas, Bistrots, Cabarets et des Maquis à la recherche d’un « monsieur » pour se faire de l’argent. Telle à la manière des jeunes filles et dames rencontrées dans les rues de l’ancien Ministère chargé de la planification et du dévelop-pement (Mcpd) et celui des affaires étrangères et de l’inté-gration africaine (Maeia), l’Info-sec, Joncquet et au Hall des arts. Cornelia Nahouissivi, une prostituée avoue qu’elle dispose de tout à la maison mais qu’elle remarque que quelque chose lui fait défaut : le sexe. A l’en croire, il s’agit plutôt d’un problème d’obsession. Selon ses explications, tout a commencé lorsqu’elle avait 10 ans. Alors que son père et sa mère se plaisaient à vite s’endormir sans se préoccuper de leurs enfants, elle et certains de ses frères regardaient des films pornographiques ou certains films que l’Ortb diffusait dans le temps », indique-t-elle. En dehors de ce problème d’éducation, il y a la folie des grandeurs. D’après celles qui ont évoqué cet aspect, elles sont « tombées » dans ce monde (qu’elles appellent piège) parce qu’elles se sentaient toujours insatisfaites de ce qu’elles recevaient de leurs parents ou de leurs petits amis. C’est le cas de Colette qui, alors qu’elle se rendait un jour à Zémidjan, à l’aéroport interna-tional de Cotonou, pour ac-cueillir sa sœur aux environs de 20 heures, fut rattrapée par une voiture. Aussitôt que le monsieur à bord lui posait son problème, il remettait en même temps 1000 Fcfa au conducteur et lui demanda de descendre. Très impressionnée, elle regarda à gauche puis à droite et monta à bord du véhicule qui atterrit à l’hôtel Novotel Orisha où, le monsieur ‘‘eut raison d’elle’’. En contrepartie, elle reçut 2.500 Fcfa puis des robes achetées dans un prêt-à-porter. Mais, elle rompit une semaine plus tard avec cet ami. Par ailleurs, certaines jeunes dames se prostituent par suite de déception qui les empêche d’avoir confiance en d’autres hommes. Leurs seules préoc-cupations, c’est de pouvoir survivre et nourrir leurs enfants. C’est le cas de Kobawa S. Elisabeth, originaire des collines, Pascaline, une Ghanéenne et mère de deux enfants, Fernande, une Porto-Novienne, Blaise, une Nigérienne qui a un nom d’homme et Cristelle une Guinéenne. Il faut noter que les prostituées du Ministère des affaires étrangères vivent dans une crainte perpétuelle puisqu’elles détalent au moindre bruit du ronflement d’un moteur. Aussitôt abordées, elles demandent 300Fcfa pour louer une portion de la zone et 1.500 Fcfa pour passer à l’acte.

Quand les élèves s’en mêlent ! Enseignants et apprenants se jettent le tort. « Ce qui est sûr, s’énerve une élève, c’est que la prostitution est entretenue dans le monde scolaire par les professeurs qui pourtant, se doivent de jouer leur rôle d’éducateur dans n’importe quelle situation ». Certes le désir de certains professeurs incon-scients constitue au prime abord, un facteur important. Mais la recherche de fortes notes pour les devoirs de classes et la simple envie de certaines filles d’avoir pour ami un professeur sont autant de causes à considérer. En République du Bénin, on constate dans les milieux scolaires que, les jeunes filles ne se préoccupent plus de leurs études, mais plutôt se livrent à la prostitution. Ayant pris le goût de l’argent, elles n’arrivent plus à se contenter de ce que leur donnent leurs parents et s’engagent dans des activités de séduction des hommes par leur extravagance vestimentaire. Un tour dans de nombreux établissements, publics et privés, permet de se rendre compte de l’une des causes de l’échec massif des filles. La majorité des filles ne se préoccupe plus de leurs études. Avec leur extravagance vestimentaire, elles se constituent en bandes organisées pour séduire les hommes. Une question reste cependant posée. Ne pensent-elles pas à leur avenir ou bien comptent-elles uniquement sur la capacité financière de leur mari dans le futur ? Elles auront besoin un jour du fruit de leur propre travail. L’école ancienne, celle des penseurs africains comme Léopold Sédar Senghor et autres Henri Lopez était le lieu par excellence où les enfants allaient s’éduquer autrement, apprendre à mieux connaître, connaître d’autres horizons, en fait s’ouvrir au monde. Oui, c’est vraiment cela en leur temps. L’école était tout, sauf un lieu de prostitution. Ce qui n’est plus le cas de nos jours. Actuellement, l’école est devenue un lieu où l’extra-vagance vestimentaire est source de prostitution. Auparavant, l’école était un sanctuaire d’où sortaient des cadres bien formés, avec une tête bien faite. Bref, l’école se chargeait de parfaire l’intel-ligence des apprenants avant de les envoyer à l’Université. Aujourd’hui, le collège s’appa-rente à un marché de mode. Le mal s’observe surtout dans les collèges privés. La majorité des filles porte des tenues cousues selon le désir de chaque fille en vue de séduire leurs professeurs et/ou leurs camarades, et surtout, des pères de familles qui cherchent des jeunes filles. On se demande parfois si le collège est devenu une boutique de prêt-à-porter. Mais là, il faut noter que c’est les promoteurs de ces écoles eux-mêmes qui, diabo-lisant l’option standard du kaki, ont donné dans le panneau en optant pour des uniformes qu’on confond facilement aux tenues de sortie ou autres tenues de ville ou de vérité. En tout cas, les mots pour qualifier ces tenues ne manquent pas chez les jeunes collégiennes des écoles privées. Une fois anesthésiés par la beauté de ces élèves qui se mettent en tenue de vérité, les hommes, les professeurs, les collégiens et autres les courtisent par-ci, par-là. Sachant qu’elles ont un penchant certain pour l’argent, ils ne se gênent pas pour leur en donner afin de satisfaire leur appétit sexuel. Le drame est que, à la sortie des cours, on voit souvent des professeurs ou des vieux irresponsables dans des buvettes avec ces jeunes filles qui peuvent être leurs propres filles. Le constat est le même dans les collèges secondaires, publics ou privés. Selon les propos de certaines collégiennes, elles se prostituent avec les professeurs dans le but d’avoir de bonnes notes sans fournir d’effort. Pour Eugénie G., élève en 1ère D dans un collège privé de la place, elle déclare tenir des rapports sexuels pour fortifier sa santé. Mais ce qui fondamentalement provoque le dégoût chez les parents, est le fait que les promoteurs des établissements privés accordent une certaine tolérance à leurs élèves qui confectionnent des tenues à la limite provocatrices. Il n’est pas rare en effet de voir des minijupes fendues jusqu’au niveau du slip. Les chemises quant à elles sont très serrées, de très petite taille et font apparaître le nombril. Et tout ceci pour séduire les hommes. Toutes choses étant égales par ailleurs, il existe des collèges publics et privés qui veillent à une bonne tenue de leurs élèves. Tel est par exemple le cas d’un collège privé à Mênontin, où les coiffures, qu’elles soient extravagantes ou non, sont systématiquement prohibées. Souvent, le surveillant général de cet établissement fait appel aux parents des élèves concernées. En revanche, dans d’autres établissements, l’extra-vagance et le « m’as-tu-vu » sont érigés en règle d’or. Mais au-delà de tout, l’extravagance vestimentaire demeure flagrante et mérite qu’on s’y attarde. C’est par elle que les collégiennes attirent la plupart des hommes qui se ruent sur elles. On constate le plus souvent que des collégiennes vont jusqu’à noter la liberté totale dont elles bénéficient dans les éta-blissements ; toutes choses qui n’existent point dans le public, même si ce sont le plus souvent les professeurs du public qui leur font des avances. Les consé-quences sont à la fois graves pour les professeurs et les jeunes filles.


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